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MENTIONS LÉGALES

Le Prix d’Architecture, d\’Urbanisme et d\’Aménagement de Loire-Atlantique est une manifestation organisée par le Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement de Loire-Atlantique avec le soutien du Conseil général.

CAUE de Loire-Atlantique : 25 rue Paul Bellamy 44000 Nantes. tél. : 02 40 35 45 10

Directeur de publication : Vincent Degrotte, directeur du CAUE de Loire-Atlantique.

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Ce site a été conçu et réalisé par le CAUE de Loire-Atlantique à l’appui d’un apport technique mis en place à l’initiative du CAUE 85.
Il est hébergé par la société 1and1.

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Projets

Le Théâtre, Saint-Nazaire Le Théâtre, Saint-Nazaire Le Théâtre, Saint-Nazaire Le Théâtre, Saint-Nazaire Le Théâtre, Saint-Nazaire

By CAUE 44

Sur 06, jan 2014 | Dans | Par CAUE 44

Le Théâtre, Saint-Nazaire

Théâtre de 826 places homologué « Scène nationale »


1240 Votes pour ce projet

LE CONTEXTE

Le site du théâtre a connu une époque flamboyante.
C’était une gare ferroviaire des plus mondaines qui accueillait les riches passagers des navires transatlantiques. Inaugurée en 1867, dix ans après la mise en service de la ligne Paris-Saint-Nazaire, la gare conjugue le style néo-classique haussmannien à l’instar des gares parisiennes.
Pendant la Deuxième Guerre mondiale,  les Allemands bâtissent une base sous-marine à proximité. Ce bunker géant sera pris pour cible par les alliés et leur bombardement sera tellement massif qu’ils ruineront les deux tiers de la ville.
La gare est très endommagée et sera abandonnée. Cette zone de Saint-Nazaire se détériora en confins industriels et ce n’est que très récemment que la ville s’est lancée à sa reconquête urbaine avec le vaste projet Ville-Port, dont le théâtre est l’une des étapes clés.
L’entrée du site est aujourd’hui cadrée par les vestiges de l’ancienne gare, deux pavillons liés par des arcades. Ces deux sentinelles immuables cadrent un vide occupé autrefois par les quais et leur halle de verre et de fer. Ce vide ne figurait pas dans le terrain d’implantation, il demeure le vecteur principal de l’histoire du lieu et s’appelle aujourd’hui la nef. Quant aux deux pavillons, ils marquent le frontispice de ce nouvel espace de culture, tout en conservant leur indépendance et leur intégrité.

UN ÉDIFICE SOUS INFLUENCE

Le théâtre puise sa matière et son langage dans son environnement immédiat. Il empreinte sa masse minérale monolithique au bunker géant et y ajoute des volumes simples à la manière des architectures utilitaires.
Le béton est élevé au rang de matériau ultime et souverain. Son aspect passe du lisse au ciselé. Une matrice l’anoblit çà et là d’une empreinte florale qui le lie au classicisme de la gare et aux théâtres romantiques.
Cette empreinte, inspirée d’un motif de soierie française du XVIIe siècle, a été agrandie à l’échelle du bâtiment pour pousser le simple effet d’ornementation jusqu’à la mise en relief de la matière. Ponctuellement, cette mise en relief est si creusée qu’elle perce la paroi de béton pour former des baies en rosaces.
Les façades en béton sont réalisées selon deux procédés : “coulées en place” pour les parties lisses et préfabriquées pour les panneaux matricés.
Les plus grands de ces panneaux, assemblés à la grue, pèsent jusqu’à 5 tonnes. Les motifs de façade ajourés diffusent une lumière tamisée dans ce grand volume d’une hauteur sous plafond de 11,50 m.
Ce théâtre répond aux exigences «scène nationale» qui font de lui un outil haut de gamme. Il est conçu «au nu de la fonction».
La salle de diffusion et sa cage de scène forment l’édifice principal en béton. Le reste des fonctions annexes (le hall, la salle de création, les loges et ses locaux techniques) est comme entreposé sur leurs flancs. Leurs volumes se distinguent nettement par un bardage en châtaignier dont l’appareillage est directement inspiré des amas de palettes propres aux sites industriels.
Le théâtre est accessible par les arcades de l’ancienne gare.
Les pavillons ont été restaurés en sauvegardant l’essentiel de leur histoire, y compris les stigmates des bombardements et de leur longue période d’abandon durant laquelle leurs ouvertures sont demeurées murées. Ainsi, leurs baies n’ont été que partiellement rouvertes.
Le pavillon le plus éloigné du théâtre abrite l’administration.
Le pavillon ouest, ancien buffet de la gare, loge la billetterie. Cet espace intègre dix panneaux issus de l’ensemble décorant les parois latérales de la salle de spectacle du paquebot France (1962-1979). Déposés lors du démantèlement récent du transatlantique en Inde, ces panneaux ont été rachetés par la Ville de Saint-Nazaire dans une salle des ventes… en Norvège.
Le maire de Saint-Nazaire demandera ensuite aux architectes de leur faire une place d’honneur dans le théâtre.
Les arcades dépassées, le public pénètre dans la place intérieure puis, à gauche, il entre dans le hall d’accueil qui mène aux grands escaliers d’accès à la salle de spectacle.
Cet espace est conçu comme une entité neutre, tissant un lien fluide entre intérieur et extérieur. Il se glisse discrètement dans une écriture minimale entre le théâtre et le frontispice de la gare. Sa toiture-terrasse, accessible aux heures d’ouverture, s’étend en passerelle vers le deuxième pavillon pour une complicité future.
À l’approche de la salle, le hall prend le statut de foyer et se développe de manière monumentale sur toute la hauteur de l’édifice. Des escaliers protocolaires, habillés de tôles perforées reprenant les teintes des panneaux du France, s’y élèvent et annoncent l’échelle de la grande salle.
Depuis le foyer, le public accède aux trois niveaux de la salle de spectacle.
L’ambiance cultive une complicité entre l’expression brute des parois de béton et l’univers feutré de velours rouge des salles classiques. La salle accueille 826 places.


Maître d’ouvrage : SONADEV
Conception : K-ARCHITECTURES, Paris – Acoustique, ALTIA – Scénographie, Changement à Vue – Signalétique, Autobus Impérial
Date d’achèvement : 2012
Surface :  4 500 m2
Coût : 13 000 000 € ht
Crédit photo : Patrick MIARA et Luc BOEGLY


 

 

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